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Deepfakes : la crise invisible qui frappe déjà votre Comex

La prochaine grande crise réputationnelle ne commencera ni par un article de presse, ni par une fuite de documents. Elle débutera par une vidéo. Une voix. Un message WhatsApp.Crédible. Virale. Fausse.


L’intelligence artificielle générative a fait basculer la gestion de crise dans une nouvelle ère : celle des crises invisibles, instantanées, impossibles à anticiper avec les outils classiques. Les deepfakes ne sont plus une menace futuriste. Ils sont déjà là. Et ils frappent en priorité le sommet des organisations.


2025 : la fin du doute raisonnable

En 2025, produire un faux discours de dirigeant, une vidéo compromettante ou un message audio imitant parfaitement la voix d’un PDG ne demande plus ni expertise technique, ni moyens conséquents. Quelques minutes suffisent. Parfois quelques secondes.

Le problème n’est pas seulement technologique. Il est systémique.


Un deepfake bien conçu ne cherche pas à convaincre tout le monde. Il vise une cible précise :un journaliste, un investisseur, un collaborateur clé, un membre du Comex.Il n’a pas besoin d’être parfait. Il a seulement besoin d’être crédible assez longtemps pour déclencher une réaction en chaîne.

Et c’est là que la crise commence.


Une accélération brutale des crises réputationnelles

Les deepfakes transforment trois paramètres clés de la gestion de crise :

  1. La vitesseLa viralité se mesure désormais en heures, parfois en minutes. Le temps de validation interne, lui, n’a pas changé.

  2. La preuveVoir et entendre ne suffit plus. L’opinion publique doute, mais doute trop tard.

  3. La confiance interneQuand un message semble venir du dirigeant lui-même, la désorganisation est immédiate.

Contrairement aux crises classiques, le démenti n’éteint pas l’incendie. Il arrive souvent trop tard, ou alimente le soupçon : “s’ils démentent, c’est qu’il y a peut-être quelque chose.”


Quand la crise vient de l’intérieur

Les attaques par deepfake réussies ont un point commun : elles exploitent les fragilités internes.

Un faux message vocal demandant un virement “urgent et confidentiel”.Une vidéo truquée montrant un dirigeant tenir des propos déplacés.Un faux mail stratégique envoyé au Comex pour créer le doute ou la panique.

Dans plusieurs cas récents en Europe, les dégâts financiers ont été immédiats. Mais les dégâts humains l’ont été encore davantage : perte de confiance, tensions internes, soupçons durables.

La crise ne se limite plus à l’image. Elle attaque la cohésion décisionnelle.


Communication de crise : ce qui ne fonctionne plus

Face à ces attaques, de nombreuses organisations reproduisent les mêmes erreurs :

  • Attendre une confirmation technique complète avant de parler.

  • Multiplier les validations internes.

  • Sur-communiquer ou, à l’inverse, se taire trop longtemps.

  • Traiter le deepfake comme un simple incident cyber.

Ces réflexes étaient adaptés aux crises d’hier. Ils sont inefficaces face à des attaques informationnelles pilotées par l’IA.

À l’inverse, certaines organisations ont démontré qu’une réponse rapide, factuelle et assumée permettait de contenir l’impact. L’histoire récente montre que la transparence structurée est souvent plus efficace que le silence défensif.


La crise IA impose une approche hybride

Les deepfakes ne relèvent ni uniquement de la cybersécurité, ni uniquement de la communication. Ils se situent à l’intersection de plusieurs disciplines :

  • gestion du risque,

  • renseignement,

  • cyber,

  • communication sensible,

  • gouvernance.


C’est précisément là que de nombreuses entreprises échouent : elles traitent un problème transversal avec des silos.

Une crise deepfake efficace exige une cellule de crise augmentée, capable de décider vite, avec peu d’informations, mais sur des bases solides.


Anticiper plutôt que subir : la résilience prédictive

Les organisations les plus avancées ont compris un point clé :la gestion des deepfakes commence avant l’attaque.


Plusieurs leviers s’imposent désormais comme des standards émergents :

  • Veille active et détection IADes outils permettent aujourd’hui de détecter des anomalies audio ou vidéo en amont de leur diffusion massive.

  • Canaux officiels certifiésL’authentification forte des communications sensibles devient un enjeu de gouvernance.

  • Protocoles de décision ultra-courtsEn cas d’attaque, le dirigeant doit pouvoir valider une ligne de réponse en quelques minutes, pas en quelques heures.

  • Exercices de crise “deepfake-ready”Simuler une fausse vidéo du PDG est aujourd’hui plus utile qu’un scénario de panne informatique classique.


Retour terrain : quand la simulation évite le chaos

Chez Arkane Risk, plusieurs exercices récents ont mis en évidence un point constant :les entreprises les plus vulnérables ne sont pas les moins équipées techniquement, mais celles dont la chaîne de décision est floue.


Dans une simulation menée pour une PME exposée médiatiquement, un faux message audio du dirigeant a suffi à créer, en moins de dix minutes, une confusion totale entre finance, communication et direction générale.

La leçon est claire : sans protocole simple et connu de tous, l’IA fait exploser les organisations de l’intérieur.


Le rôle du dirigeant face aux crises IA et de l'utilisation du deepfake

La crise deepfake remet le dirigeant au centre, mais dans un rôle renouvelé.

Il ne s’agit plus d’être omniscient.Il s’agit d’être rapidement crédible.

Cela suppose :

  • d’accepter l’incertitude,

  • de parler tôt, sans sur-expliquer,

  • de montrer que la situation est sous contrôle, même si l’enquête continue.

Dans ce contexte, le consultant n’est pas un porte-parole de substitution. Il est un stabilisateur, un filtre, un accélérateur de décision.


Conclusion : ne réagissez plus, anticipez ou périssez

Les deepfakes ne sont pas une menace marginale.Ils redéfinissent la notion même de crise.

Demain, ce ne sera plus la question “est-ce vrai ?” qui comptera, mais “combien de temps cela va-t-il sembler vrai ?”


Les organisations qui survivront ne seront pas celles qui communiquent le mieux après coup, mais celles qui auront intégré l’IA comme un facteur de risque stratégique, au même titre que le cyber, le juridique ou le financier.

La crise invisible frappe déjà.La seule question est : votre Comex est-il prêt à la reconnaître avant qu’elle ne vous reconnaisse ?




Il est recommandé de faire appel à une agence spécialisée dans la maitrise de la des crises à fort enjeux, comme ARKANE RISK. Avec ses différentes implantation en France ( Paris, Strasbourg, Genève, Annecy ) et à l'étranger cette société fournit des prestations de haute valeur ajoutée permettant à ses clients de véritablement se positionner dans une démarche stratégique.


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